


InSec est née en 2022 comme une équipe de CTF à Bamako. En 2026, l'équipe est devenue une entreprise de cybersécurité : sécurité offensive, réponse à incident, trainings et workshops, organisation d'événements cyber.
J'ai été contacté pour prendre en charge la direction artistique complète. Le défi tenait en une phrase : construire une marque qui parle aux DSI comme aux joueurs de CTF, sans folklore et sans cliché cyber.


Le bogolan, textile malien peint à la boue fermentée, trace des losanges, zigzags, lignes et points depuis des siècles. Un langage de code fait exactement la même chose.
L'identité fusionne les deux grammaires. C'est ce qui permet un ancrage malien sans tomber dans le motif "tribal" décoratif, et une crédibilité technique sans passer par le cadenas bleu ou le vert Matrix qui fait trop cliché.

Le logo est construit sur quatre séries de chevrons qui pointent vers le centre. Le tracé est peint, pas vectorisé au cordeau : rien n'est parfaitement droit. C'est exactement ce qui le détache du reste du secteur, où tout est aligné au pixel.
Il fonctionne en écru sur boue noire, en négatif sur texture ocre, et en noir sur vert web.



La palette part des matières du bogolan et vient y greffer deux couleurs d'écran. Le contraste entre les deux registres est volontaire : c'est le concept, appliqué à la couleur.
Boue noire
#1E1A18
Beige craie
#EDE3D1
Marron bois
#2E2621
Orange doux
#FF9049
Vert web
#6CCB84
Bricolage Grotesque pour les titres, Archivo pour le texte, IBM Plex Mono pour les flags et les données techniques. Le format INSEC{...} reprend la syntaxe des flags CTF et devient un élément de langage à part entière.

J'ai déclinée l'identité sur les supports du quotidien du type : carte de visite, flamme d'événement, templates de présentation.
Chaque support joue sur un registre différent de la marque, corporate ou communauté, tout en restant reconnaissable.
Je remercie sincèrement Djibril pour sa confiance !

